Cette grille traduit un niveau de performance croissant, allant de systèmes peu automatisés à des systèmes intelligents et optimisés :
• Classe D : correspond à un niveau de fonctionnalité très limité, caractérisé par une absence ou une quasi-absence d’automatisation. Les installations fonctionnent de manière essentiellement statique, sans pilotage optimisé.
• Classe C : constitue un niveau standard intégrant les fonctions essentielles de pilotage, telles que la régulation automatique, la programmation horaire, l’ajustement via loi d’eau, l’arrêt des équipements en l’absence de besoin, ainsi qu’un suivi énergétique basique.
• Classe B : se distingue par une approche plus avancée de la régulation, intégrant une adaptation dynamique aux conditions d’occupation et une coordination entre les différents systèmes techniques (chauffage, refroidissement, ventilation), permettant une gestion plus fine des consommations.
• Classe A : représente le niveau le plus abouti, avec des systèmes intégrant des logiques de pilotage intelligent et prédictif. Elle se caractérise par une optimisation continue des performances, une forte interopérabilité entre les différents lots techniques (CVC, éclairage, énergies renouvelables) et l’utilisation d’outils d’analyse avancée.
Toutefois, cette classification ne doit pas être interprétée comme une note globale attribuée à un bâtiment. Dans le cadre du décret BACS, l’analyse se fait système technique par système technique et fonction par fonction.
Ainsi, le niveau minimal attendu est généralement la classe C, mais certaines fonctions peuvent nécessiter un niveau plus élevé (classe B ou A), dès lors que cela est techniquement pertinent.
En synthèse, cette classification illustre le passage d’une gestion peu pilotée des installations (classe D) à une approche intégrée, intelligente et optimisée (classe A), les classes B et A constituant de véritables leviers d’amélioration de la performance énergétique et de l’exploitation des bâtiments.