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Cartographie actuelle

Cartographie actuelle

D’après le dernier Observatoire national du déploiement des BACS du GIMELEC, le taux d’équipement des bâtiments tertiaires demeure limité en 2025, atteignant 16 %, avec une progression annuelle particulièrement modérée, estimée à environ 1 point.

Les dynamiques de déploiement restent contrastées selon les segments. Les secteurs des bureaux et du commerce concentrent l’essentiel des nouvelles installations, tandis que le secteur de l’enseignement apparaît comme un gisement de progression encore insuffisamment exploité. Par ailleurs, une corrélation forte persiste entre la taille des bâtiments et leur niveau d’équipement : les sites de grande surface (supérieurs à 20 000 m²) présentent des taux de pénétration nettement plus élevés, déjà supérieurs à 80 % lors des précédentes éditions.

Au-delà des taux d’équipement, l’analyse met en évidence un décalage structurel entre la maturité fonctionnelle des systèmes installés et leur niveau d’exploitation réel. De nombreuses installations souffrent d’un défaut d’optimisation continue, lié à l’absence de reparamétrage lors des évolutions d’usage, à une exploitation insuffisamment pilotée ou à un manque d’appropriation par les utilisateurs.

Ce déficit d’exploitation constitue aujourd’hui un facteur limitant majeur, impactant directement la performance énergétique et opérationnelle des bâtiments, ainsi que la valorisation des investissements engagés. C’est pourquoi le décret inclut depuis le 7 avril 2023 une nouvelle disposition qui exige une inspection périodique obligatoire des systèmes de pilotage (tous les 2 à 5 ans). Cette exigence marque une évolution importante : la conformité ne repose plus uniquement sur l’installation des systèmes, mais sur leur maintien en conditions opérationnelles dans la durée. Ainsi, l’inspection porte ainsi non seulement sur la présence du dispositif, mais également sur la pertinence de ses réglages, la qualité de son étalonnage et son bon fonctionnement en situation réelle d’exploitation.

L’objectif est de s’assurer que les systèmes délivrent effectivement les performances attendues, en particulier en matière d’efficacité énergétique, et de limiter les dérives liées à un défaut de suivi, d’ajustement ou d’appropriation.